31mar2025

Déplacement du ministre des Affaires étrangères en Chine : des signes d’ouverture qui ne mettent pas fin aux effets désastreux des taxes provisoiresCommuniqué,

INFORMATION PRESSE

31.03.2025

DÉPLACEMENT DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES EN CHINE : DES SIGNES D’OUVERTURE QUI NE METTENT PAS FIN AUX EFFETS DÉSASTREUX DES TAXES PROVISOIRES

 

À l’issue du déplacement de Monsieur Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, en Chine les 27 et 28 mars, nous avons été informés de deux développements concernant la procédure antidumping lancée le 5 janvier 2024 par les autorités chinoises contre le Cognac et l’Armagnac. Au titre de cette enquête, des taxes remettant en cause notre présence sur notre deuxième marché nous sont pour rappel imposées depuis octobre dernier.

  • L’annonce, par les autorités chinoises, que des droits définitifs ne seront pas imposés le 5 avril comme cela aurait pu être possible au titre des règles de procédure suivies. Cela ouvre potentiellement la porte à un nouveau report de la fin de l’enquête jusqu’à la date butoir du 5 juillet 2025.
  • L’évocation de la possibilité d’écouler à travers le canal duty free le Cognac actuellement stocké dans les ports chinois.

La tonalité de ces deux annonces est perçue de façon positive par les professionnels du Cognac et de l’Armagnac parce qu’elle confirme, suite aux demandes adressées par la France, la disposition des autorités chinoises à entamer un dialogue.

Sur le fond néanmoins, elles ne modifient pas la situation des exportateurs de Cognac qui restent soumis en Chine depuis octobre dernier à des taxes provisoires qui, pour le seul Cognac, les exclut de leur deuxième marché, avec une baisse des expéditions de 72 % notamment pour le seul mois de février 2025.

Nous comprenons qu’au lendemain de cette visite dont nous saluons l’initiative, les discussions se poursuivent à un niveau technique pour préciser la portée des annonces faites et la façon dont elles s’appliqueront. Nous attendons les clarifications qui en résulteront. Il est important que ce début d’ouverture puisse se concrétiser via l’officialisation de la prolongation de l’enquête de trois mois soit jusqu’au 5 juillet 2025. Ce délai additionnel doit être mis à profit pour qu’une solution diplomatique soit trouvée, afin que notre filière soit extraite de ce contentieux économique auquel elle est totalement étrangère et qui est aujourd’hui de nature à la faire basculer dans une crise économique et sociale dévastatrice et historique.

Le dialogue à haut niveau franco-chinois programmé le 15 mai 2025 devra en tout état de cause être consacré à cette avancée et confirmer le déplacement en Chine de notre Premier ministre afin de conclure l’accord attendu pour mettre un terme à cette procédure injuste et infondée.