Tout commence par des cépages (Ugni blanc pour le principal) sélectionnés pour produire des vins blancs destinés au Cognac.
Cela se poursuit par les traditionnelles vendanges, le pressurage des raisins et la vinification selon des méthodes naturelles.
Les vignes d'un grand seigneur

Le vignoble de la Région Délimitée du Cognac, tous
crus confondus, compte environ 6 200 exploitations qui produisent du vin blanc des Charentes destiné au Cognac.
Il est planté majoritairement d’
Ugni Blanc (marginalement de
Folle Blanche et de
Colombard). Ce cépage à maturité tardive oppose une bonne résistance à la «
pourriture grise » et donne un vin présentant deux éléments essentiels : un taux d’acidité important et, en général, une faible teneur alcoolique. Depuis la crise du
phylloxéra de la fin du XIXe siècle, tous les cépages utilisés sont
greffés sur différents porte-greffes choisis en fonction des types de sol.
Mi-octobre : les vendanges

La vigne est plantée avec un écartement moyen de 3 mètres. Tous les types de taille sont autorisés. La plus utilisée est la « Guyot double ».
Quelques viticulteurs continuent à vendanger à la main, mais la grande majorité utilise une
machine à vendanger.

Ces machines, qui existent depuis plus de trente ans, sont parfaitement adaptées aujourd'hui aux exigences des viticulteurs de la Région.
Les vendanges peuvent débuter dès que le raisin est arrivé à maturité, en général au début du mois d’octobre pour se terminer à la fin de ce même mois.
Pressurage et fermentation : tout naturellement

Le
pressurage des grappes est effectué immédiatement après la récolte dans des pressoirs traditionnels horizontaux à plateau ou dans les pressoirs pneumatiques. Les pressoirs continus à vis d'Archimède sont interdits.
Le jus obtenu est mis à
fermenter aussitôt. La
chaptalisation (adjonction de sucre) est interdite. Pressurage et
fermentation font l’objet d’une surveillance attentive car ils auront une influence déterminante sur la qualité finale de
l’eau-de-vie.
Rendez-vous au printemps
Les vins obtenus après une fermentation d’environ trois semaines titrent autour de 9% vol. Acides et peu alcoolisés, ils sont tout à fait propices à la distillation qui devra être terminée obligatoirement au plus tard le 31 mars suivant.